L’insoumise

Mon aubépine,
Tu m’as piquée aux quatre veines
Doux venin hallucinogène
Planant sur mon âme et mon cœur
Tu es pour moi plus qu’une sœur :
Une héroïne.

Mon assassine,
Tu m’emmènes vers des contrées
Que j’avais toujours ignorées
Croyant sauver ainsi mon cœur
D’une sirène sans torpeur :
D’une héroïne.

Douce marquise,
Tu auras laissé dans mes veines
Quelques douces fresques païennes
Où je te rejoins sans retour
Car pour moi tu seras toujours :
Mon insoumise.